A-t-on besoin de ?

A-t-on besoin de ?

A-t-on besoin de connaitre le nom d'un inconnu pour le regarder en coin.
A-t-on besoin de pouvoir mettre des lettres sur un visage, en plein milieu du front, pour aimer les yeux qui se laissent regarder.
A-t-on besoin de poser un substantif sur cette ombre qui s'éloigne.

J'aime le savoir là sans pouvoir le nommer, l'appeler, le héler.
Ca lui laisse un peu de liberté.
S'il vient, cela sera bien de son plein gré.

Laisser faire les choses.




Je n'ai rien à raconter puisque
je ne contrôle véritablement plus rien.

# Posté le mardi 06 novembre 2007 15:38

Modifié le vendredi 09 novembre 2007 03:32

T.

T.
"Prends-moi, plaque-moi contre le mur et embrasse-moi".
Dès le premier coiup d'oeil qu'elle lui jeta après cette phrase, elle sut qu'elle allait encore être deçue.

T. était du genre précieux, minutieux, méticuleux, limite obsessionnel. Limite?
Elle avait souvent pensé que comme son vieux voisin, il finirait à ramasser les feuilles une par une dans son allée, chaque jour que Dieu ferait.
Comme s'il n'y avait rien de plus intéressant que l'ordre et la propreté.

T. se branlait dans des capotes. Il n'aurait pas supporté de s'en foutre partout et n'était pas assez détaché pour pouvoir se passer de cette décharge énergétique.
Il prenait une douche chaque fois après.
Comme après l'amour d'ailleurs.
Il changeait les draps aussi.
Baiser, pour lui, ça finissait par être pas rentable.


Quand elle l'avait rencontré, il en était presque à mettre des gants en latex et à porter un masque. Mickael Jackson était devenu son prophète.
Son côté Mère Teresa l'avait poussée à s'en occuper. Elle s'était dit qu'elle pourrait peut être le sauver.
Elle n'y croyait plus vraiment désormais...

Est-ce qu'il le vit briller dans ses yeux? En tout cas, il fit mine de ne pas le comprendre, de ne pas savoir l'interpréter, ce cri de désespoir.

Il avait fuit son regard et se concentrait désormais sur le mur.
Il alla même le toucher pour vérifier son degré de propreté.
Puis, il revint vers elle tranquillement et commença à la soulever, tout doucement.

Il fut interrompu net par un grand baraqué qui lui bloquait le passage. Coupé dans sa lancée, il ne disposait plus de l'énergie suffisante pour contrôler à la fois ses forces musculaires et ses capacités de réflexion.
Il la lâcha.

C'est alors que l'homme le regarda comme s'il était le plus idiot de tous ceux qui avaient un jour foulé le sol terrestre et lui clama d'une voix rauque :
"T'as pas encore compris que quand la dame te regarde comme ça c'est que c'est pas de la douceur qu'elle cherche, mais un petit peu de primauté".
Sur ce, il la souleva comme une plume et s'affaira à la place de T.

Lui, tout démuni, la voyant embrassée et pelottée dans tous les sens par un autre, compris qu'il n'avait plus aucune chance.
Il se dit qu'il allait réveiller son côté bestial dans les toilettes. Il ne réussit même pas à finir.
Il se mit à pleurer et rentra chez lui se suicider, proprement...



pix : Love Jared Leto

# Posté le vendredi 09 novembre 2007 16:11

Et puis d'abord c'est pas ma faute si y'a un écureuil dans l'histoire...

Et puis d'abord c'est pas ma faute si y'a un écureuil dans l'histoire...
Les jours passent, sans concluance, sans concordance. Sans évoquer quoi que ce ça soit d'exprimable alors on invente des mots. Des mots pour penser le temps, ce qu'on ressent, ce qu'on est, ce qu'on voudrait être.

Quand je ne me regarde pas dans tes yeux, je ne me reconnais plus.

Je n'ai pas d'identité fixe.
Je porte les gens comme des vêtements.
Qui me vont. Qui sont trop grands pour moi. Qui me rendent belle. Ridicule. Qui tombent. Qui s'usent. Qu'on jète.

Quand vous n'êtes pas là, je m'évapore. Je ne suis plus qu'un non-être qui cherche où se poser. Un caméléon qui se demande quelle couleur pourrait bien lui aller.

Lèvres violacées.
Je ne veux plus m'évanouir, sauf, si, je suis, sûre, et , certaine, que tu seras là ; pour me rattrapper.


Qu'est ce que ça peut faire de savoir qu'été comme hiver tu vas me manquer.

# Posté le mardi 13 novembre 2007 15:54

Ne jamais dire jamais.


Jamais un homme n'arrivera à la cheville d'une femme.
Ils s'arrêtent toujours en chemin.
Ne jamais dire jamais.
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# Posté le lundi 19 novembre 2007 04:13