Elle détestait mourir l'après-midi. Elle disait qu'il aurait mieux valu ne pas se lever plutôt que de vivre ces monceaux de journée.
Elle n'utilisait plus le verbe « dormir » depuis longtemps. Elle pensait que « mourir » était plus approprié.
Elle n'était pourtant pas négativiste ou mélancolique pour un sou. Elle n'avait d'ailleurs jamais envisagé le suicide ; mais, elle le concevait aisément. Il y a de quoi préférer ne plus vivre à vivre sans cesse à moitié. Elle disait toujours « toutes ces nuits qu'on perd ».
Elle avait beau essayer de passer le moins de temps possible ainsi, sa nature humaine la rattrapait vite.
Mourir était nécessaire pour continuer de vivre. Et comme elle ne pouvait pas avoir peur, à chaque sommeil, de ne jamais se réveiller la même qu'on avait été ; elle n'avait plus peur de la Mort. Cela n'était plus rien qu'un somme prolongé.
Il détestait qu'elle parle ainsi. Il avait l'impression que mourir lui était alors indifférent, qu'elle se moquait de vivre à ses côtés. Il avait peur de finir seul éveillé.
Elle le perdait chaque nuit. Chaque fois que, ses paupières closes, elle en arrivait à ne plus contôler ce qu'elle pouvait penser. Elle disait qu'on était plus vraiment nous-mêmes une fois que les rêves s'en étaient emparés.
Elle mourut un matin de Juillet, à 80ans. Elle savait bien qu'elle finirait par ne plus se réveiller.
Il était mort depuis longtemps déjà, il n'aurait pas supporté d'être le dernier.
Elle n'utilisait plus le verbe « dormir » depuis longtemps. Elle pensait que « mourir » était plus approprié.
Elle n'était pourtant pas négativiste ou mélancolique pour un sou. Elle n'avait d'ailleurs jamais envisagé le suicide ; mais, elle le concevait aisément. Il y a de quoi préférer ne plus vivre à vivre sans cesse à moitié. Elle disait toujours « toutes ces nuits qu'on perd ».
Elle avait beau essayer de passer le moins de temps possible ainsi, sa nature humaine la rattrapait vite.
Mourir était nécessaire pour continuer de vivre. Et comme elle ne pouvait pas avoir peur, à chaque sommeil, de ne jamais se réveiller la même qu'on avait été ; elle n'avait plus peur de la Mort. Cela n'était plus rien qu'un somme prolongé.
Il détestait qu'elle parle ainsi. Il avait l'impression que mourir lui était alors indifférent, qu'elle se moquait de vivre à ses côtés. Il avait peur de finir seul éveillé.
Elle le perdait chaque nuit. Chaque fois que, ses paupières closes, elle en arrivait à ne plus contôler ce qu'elle pouvait penser. Elle disait qu'on était plus vraiment nous-mêmes une fois que les rêves s'en étaient emparés.
Elle mourut un matin de Juillet, à 80ans. Elle savait bien qu'elle finirait par ne plus se réveiller.
Il était mort depuis longtemps déjà, il n'aurait pas supporté d'être le dernier.

